Titulis
Toutes les ressources
ComparatifMis à jour le 9 octobre 2026· 9 min de lecture

Veille appels d'offres gratuite : jusqu'où va le BOAMP

La veille gratuite du BOAMP alerte sur les 6 765 appels d'offres publiés en septembre 2026, mais seuls 504 concernaient des marchés sous 90 000 euros. Ce qu'elle couvre vraiment, où elle s'arrête, et quand un abonnement payant devient utile.

9min

La veille gratuite du BOAMP envoie chaque jour les avis publiés au Bulletin officiel des annonces des marchés publics, filtrés sur des critères enregistrés à l'avance. En septembre 2026, le BOAMP a diffusé 6 765 appels d'offres, dont 3 895 marchés européens et seulement 504 marchés sous 90 000 euros. Sa limite tient en une phrase : les petits marchés publiés uniquement sur le profil d'acheteur lui échappent. Titulis propose une alternative, gratuite 30 jours, qui agrège les sources, et le même outil produit ensuite la réponse complète au marché retenu, contrôlée avant dépôt.

Vous avez créé une alerte sur le BOAMP, coché votre secteur, et depuis vous recevez chaque matin une liste. Certains jours elle déborde d'avis hors sujet ; d'autres jours elle est vide, alors qu'un concurrent, lui, a répondu à un marché près de chez vous. Vous vous demandez si la veille gratuite suffit, ou si l'abonnement qu'on vous propose changerait vraiment quelque chose.

Ce que la veille gratuite du BOAMP couvre

Le BOAMP (Bulletin officiel des annonces des marchés publics) propose un service d'alerte gratuit. Vous créez un compte, vous enregistrez une ou plusieurs recherches, et vous recevez par courriel les nouveaux avis qui correspondent à vos critères : secteur, type de marché, zone. C'est un service public, sans abonnement ni limite de durée, et il suffit aussi pour consulter chaque annonce puis déposer votre offre.

Sur ce point précis : Voir comment se rédige un mémoire technique optimisé pour la note.

En volume, ce que couvre cette alerte est considérable. En septembre 2026, le BOAMP a diffusé 6 765 appels d'offres ; en ajoutant les rectificatifs et les avis d'attribution, le mois totalise 9 437 avis. Leur répartition par famille dessine ce que la veille gratuite fait remonter :

  • 3 895 marchés européens, les procédures formalisées au-dessus des seuils, soit 58 % des appels d'offres.
  • 2 338 marchés entre 90 000 euros et les seuils européens, soit 35 %.
  • 504 marchés sous 90 000 euros (MAPA), soit à peine 7,4 %.
  • 17 délégations de service public et 11 avis divers.

Autrement dit, l'alerte gratuite du BOAMP est très complète sur les gros marchés formalisés, ceux dont la publication au BOAMP est obligatoire. C'est sa force, et elle ne coûte rien.

Là où la veille gratuite du BOAMP s'arrête

La limite tient à une règle simple : le BOAMP ne peut alerter que sur ce qui y est publié, et la loi n'oblige pas les acheteurs à tout y publier. En dessous de 60 000 euros HT pour les fournitures et services depuis le 1er avril 2026 (100 000 euros pour les travaux depuis le décret du 29 décembre 2025), l'acheteur est dispensé de publicité : ces marchés n'apparaissent nulle part. Entre ce seuil et les seuils européens, il choisit librement son support, et beaucoup ne publient que sur leur profil d'acheteur.

Le chiffre le confirme : sur 6 765 appels d'offres publiés au BOAMP en septembre 2026, seuls 504 concernaient des marchés sous 90 000 euros. Ce ne sont pas les petits marchés qui manquent, c'est leur publication au BOAMP. Pour une TPE ou un artisan qui vise surtout des marchés de proximité sous les seuils, la veille BOAMP seule laisse passer une part importante des opportunités.

Deux autres limites méritent d'être connues :

  • Le filtre par mot-clé remonte du bruit. Une alerte sur le mot « nettoyage » rate les avis rédigés « propreté des locaux » ou « entretien des surfaces », et noie les vrais marchés sous des avis hors sujet. Le filtre fiable est le code CPV, la nomenclature européenne attachée à chaque avis.
  • Aucune déduplication entre sources. Un marché publié à la fois au BOAMP et sur un profil d'acheteur vous parvient deux fois si vous surveillez les deux, tandis que rien ne réconcilie un avis initial et son rectificatif.

Un volume qui varie fortement selon la saison

Ce décompte vaut pour un mois, pas pour l'année. Le volume d'avis publiés au BOAMP suit le calendrier des acheteurs publics : 8 065 appels d'offres en juillet 2026, puis 4 757 en août pendant la trêve estivale, et 6 765 à la reprise de septembre. Le flux quotidien d'une même alerte peut donc presque doubler d'un mois à l'autre, sans que vos critères aient bougé. La part des petits marchés sous 90 000 euros, elle, reste stable autour de 7 pour cent quel que soit le mois : ce n'est pas la saison qui ouvre l'angle mort du BOAMP sur les MAPA, c'est la règle de publicité. Deux conséquences pratiques : ne jugez pas l'utilité d'une veille sur une seule semaine creuse, et préparez-vous aux pics d'avant l'été et de fin d'année, quand les collectivités lancent le gros de leurs consultations.

Les autres sources gratuites à surveiller en complément

Combler l'angle mort de la veille BOAMP ne coûte rien, mais demande de surveiller plusieurs sources gratuites en parallèle :

  • Les profils d'acheteurs : PLACE (marches-publics.gouv.fr) pour l'État, Achatpublic, Maximilien, e-marchespublics et d'autres pour les collectivités. C'est là que se trouvent la plupart des marchés à procédure adaptée de proximité absents du BOAMP.
  • Le portail européen TED (Tenders Electronic Daily), pour les marchés au-dessus des seuils européens, utile si vous visez de gros contrats.
  • Les journaux d'annonces légales et la presse quotidienne régionale, encore utilisés par certains acheteurs pour leurs procédures adaptées.

La méthode pour régler chacune de ces sources sur votre activité, avec les bons codes CPV et le bon périmètre géographique, est détaillée dans notre guide pour trouver les appels d'offres adaptés à votre entreprise.

Veille gratuite ou veille payante : quand l'abonnement se justifie

La veille gratuite suffit dans un cas précis : vous répondez à quelques marchés par an, sur un secteur et une zone bien identifiés, et vous acceptez de consulter vous-même deux ou trois plateformes. Le coût est alors nul, au prix d'un peu de temps chaque matin.

L'abonnement payant se justifie quand ce temps devient le goulot d'étranglement. Les agrégateurs commerciaux apportent trois choses que la veille BOAMP seule n'offre pas : l'agrégation de plusieurs sources en un seul flux, la déduplication, et un ciblage plus fin par code CPV. Leur intérêt réel dépend des sources qu'ils couvrent vraiment et de la qualité de leur tri, à vérifier avant de souscrire. Notre comparatif des logiciels d'appels d'offres détaille ce que chacun couvre et à quel prix.

Ce que coûte un dossier complet : Voir les tarifs, sans engagement ni démonstration commerciale.

Entre les deux existe un compromis : une veille marchés publics (30 jours gratuits) calée sur votre profil, comme celle que propose Titulis. L'outil agrège les sources et envoie chaque matin les seules consultations compatibles avec l'activité déclarée, sans abonnement ; sur la consultation retenue, il produit ensuite la réponse complète, mémoire et formulaires compris, et la contrôle avant dépôt. De quoi viser le ciblage d'un outil payant sans en payer le prix, puis traiter le dossier dans la foulée.

Questions fréquentes

La veille du BOAMP est-elle vraiment gratuite ?

Oui. Le service d'alerte du BOAMP est entièrement gratuit et sans limite de durée. Vous créez un compte sur boamp.fr, enregistrez vos recherches et recevez les nouveaux avis par courriel. Aucun abonnement n'est nécessaire pour consulter les annonces ni pour déposer une offre. Les prestations payantes ne font qu'ajouter l'agrégation d'autres sources et un tri plus fin.

Le BOAMP publie-t-il tous les marchés publics ?

Non. Le BOAMP ne diffuse que les avis que les acheteurs y déposent. En dessous de 60 000 euros HT pour les fournitures et services, la publicité n'est pas obligatoire. Entre ce seuil et les seuils européens, l'acheteur choisit son support, souvent son seul profil d'acheteur. Beaucoup de marchés de proximité n'apparaissent donc jamais au BOAMP.

Quelle différence entre le BOAMP et le profil d'acheteur ?

Le BOAMP est le bulletin officiel national qui centralise les avis soumis à publicité. Le profil d'acheteur est la plateforme de dématérialisation propre à chaque collectivité ou hôpital, où il publie ses consultations et reçoit les offres. Un marché peut figurer sur les deux, sur l'un seulement, ou, en dessous des seuils, nulle part.

Revenons à cette alerte qui déborde certains matins et reste vide les autres. Le problème n'est pas la veille gratuite du BOAMP, complète sur les gros marchés, mais son angle mort sur les marchés de proximité publiés ailleurs. Surveillez en plus les profils d'acheteurs, filtrez par code CPV plutôt que par mot-clé, et les marchés taillés pour vous remonteront. Pour ne rien régler à la main, Titulis agrège les sources dans une alerte marchés publics (30 jours gratuits) calée sur votre profil ; et le jour où vous tenez une consultation à traiter, il en produit la réponse complète, mémoire rédigé sur la grille de cet acheteur, formulaires et bordereau remplis, contrôle avant dépôt, visible avant tout paiement et dès 199 euros.

Sources

Voyez votre mémoire écrit sur votre propre dossier

Vous déposez le dossier de consultation, Titulis le lit en entier, en sort la grille de notation, rédige votre mémoire dessus et contrôle le dossier complet avant dépôt. L'aperçu est gratuit, sans carte bancaire ; le dossier complet est à 199 €, sans abonnement.

Pas de consultation en cours ? Recevez celles de votre métier

Chaque matin, les nouveaux marchés publics de votre métier et de votre zone (BOAMP et TED), notés selon votre activité. Chaque annonce ouvre votre aperçu gratuit.

30 jours gratuits, sans carte et sans mot de passe. Un mail par jour au plus, rien quand rien ne sort.

À lire aussi