Marchés publics : les chiffres du BOAMP en juin 2026
7 789 appels d'offres publics en juin 2026, dont 52 % de services et 86 % en procédure ouverte. Le point chiffré, secteur par secteur, avec le délai réel laissé pour répondre.
En juin 2026, 7 789 appels d'offres publics ont été publiés au BOAMP. Les services représentent 52 % des avis, les travaux 27 % et les fournitures 21 %. La procédure ouverte domine largement (86 % des annonces), l'Île-de-France concentre le plus gros volume de publications, et le délai médian laissé aux entreprises pour répondre s'établit autour de 31 jours calendaires.
Si vous dirigez une PME du bâtiment, du nettoyage ou des services, ces chiffres ne sont pas qu'une statistique de plus : ils décrivent le marché sur lequel vous vous battez chaque semaine. Vous voyez défiler des dizaines d'avis, vous en écartez la plupart faute de temps, et vous vous demandez parfois si vous répondez assez, ou aux bons dossiers. Ce point mensuel sert à situer votre activité dans le volume réel et à repérer où sont les places à prendre.
7 789 appels d'offres en juin 2026 : la photographie du mois
Le chiffre provient d'une interrogation directe de la base BOAMP en open data, filtrée sur les avis de type « appel d'offres » parus entre le 1er et le 30 juin 2026. Il couvre les marchés soumis à publication au Bulletin officiel des annonces des marchés publics, hors avis d'attribution et hors rectificatifs. C'est le volume d'opportunités réellement ouvertes à candidature sur le mois, pour l'ensemble des acheteurs publics français.
Services, travaux, fournitures : qui publie quoi
La répartition par objet de marché confirme le poids des prestations de services, qui restent le premier gisement pour les PME. Sur les 7 789 avis du mois :
- Services : 4 036 avis, soit 52 % du total ;
- Travaux : 2 117 avis, soit 27 % ;
- Fournitures : 1 634 avis, soit 21 %.
Autrement dit, un marché sur deux publié en juin porte sur une prestation de services : entretien, maintenance, transport, études, restauration ou sécurité. C'est précisément le terrain où la note technique départage les offres, et où un dossier bien construit compte souvent autant que le prix. Si vous débutez, notre guide pour répondre à un premier marché public détaille les pièces à réunir.
Procédures et seuils : à quoi s'attendre
La procédure ouverte représente 6 699 avis (86 %), loin devant la procédure adaptée, ou MAPA, avec 598 avis (8 %) et la procédure négociée avec 229 avis (3 %). Cette domination de la procédure ouverte s'explique par les seuils : 53 % des marchés du mois relèvent des seuils européens et 39 % de la tranche située entre 90 000 euros et ces seuils, contre 8 % seulement de MAPA en dessous de 90 000 euros.
Pour une PME, la conséquence est concrète : la majorité des marchés visibles au BOAMP imposent une candidature formalisée, avec un dossier complet et souvent un mémoire technique noté. Les marchés inférieurs à 90 000 euros, plus accessibles et moins concurrentiels, se jouent davantage en gré à gré ou sur des plateformes locales, et apparaissent donc peu dans ce total.
Les secteurs les plus actifs
En classant les avis par descripteur métier, quelques familles ressortent nettement au mois de juin :
- Bâtiment : 324 avis, auxquels s'ajoutent 299 avis d'électricité et 222 de menuiserie ;
- Maintenance : 319 avis ; maîtrise d'œuvre et études : plus de 600 avis cumulés ;
- Voirie et réseaux divers : 216 avis, plus 178 avis de voirie ;
- Espaces verts : 210 avis ; nettoyage de locaux : 186 avis ; assainissement : 190 avis.
Ces volumes restent stables d'un mois sur l'autre, ce qui en fait des marchés réguliers plutôt que des à-coups. Pour une entreprise de propreté, d'espaces verts ou de travaux publics, cela signifie qu'il vaut mieux industrialiser sa réponse que la traiter au coup par coup : le mémoire technique est en grande partie réutilisable d'un dossier à l'autre, à condition d'être adapté au CCTP de chaque consultation.
Où se publient les marchés : la géographie du mois
Les publications se concentrent sur les grands bassins économiques. Paris arrive largement en tête avec 744 avis rattachés au département, suivi des Hauts-de-Seine (396), du Nord (370), des Bouches-du-Rhône (327) et du Rhône (314). En additionnant les départements franciliens, l'Île-de-France pèse à elle seule une part importante du volume national, devant les métropoles de Lille, Marseille, Lyon et Bordeaux.
Pour une PME, cette concentration a deux lectures. En zone dense, le volume est élevé mais la concurrence l'est aussi ; en région moins pourvue, les avis sont plus rares mais souvent moins disputés. Suivre en continu les publications de votre département via une veille des publications évite de découvrir un marché trois jours avant la clôture, quand il est déjà trop tard pour bâtir une offre sérieuse.
Combien de temps pour répondre : 31 jours en médiane
Sur un échantillon de 800 avis de juin comportant une date limite, le délai médian entre la parution et la date de remise des offres ressort à 31 jours calendaires, pour une moyenne de 34 jours. La moitié des marchés laissent entre 26 et 36 jours, et près d'un sur deux tient dans les 30 jours. Ce délai recoupe le minimum réglementaire de la procédure ouverte, fixé à 30 jours lorsque les offres sont transmises par voie électronique.
Trente jours paraît confortable sur le papier, mais le temps utile est plus court : il faut retirer le délai pour lire le dossier de consultation, poser d'éventuelles questions, obtenir les attestations à jour et faire relire l'offre. En pratique, une PME qui s'y prend la dernière semaine rédige dans l'urgence et le paie sur la note technique. Repérer le marché tôt reste le premier levier de qualité.
Ce que ces chiffres changent pour votre entreprise
Le volume est là : près de 7 800 marchés en un mois, dont une majorité de services et de travaux accessibles aux PME. Le vrai frein n'est presque jamais le nombre d'opportunités, mais le temps de traitement. Répondre proprement à un appel d'offres demande plusieurs heures par dossier, entre la lecture du CCTP, la constitution de la candidature et la rédaction du mémoire technique. Multiplié par le nombre d'avis pertinents chaque mois, l'arbitrage devient vite intenable pour une petite structure.
C'est là que se joue le choix d'organisation. Vous pouvez tout rédiger en interne, quitte à sacrifier des soirées et à répondre à moins de marchés ; confier vos dossiers à un consultant, solution complète mais facturée souvent au pourcentage ou à plusieurs milliers d'euros ; ou vous appuyer sur Titulis pour produire un dossier complet en une vingtaine de minutes, à partir de 199 euros, avec un aperçu du mémoire technique avant tout paiement. L'intérêt, quand le compteur affiche 7 789 marchés par mois, est simple : répondre à davantage d'opportunités sans y laisser vos nuits, et ne renoncer à un dossier que par choix, jamais par manque de temps.
Sources
GratuitLe guide gratuit pour gagner plus de marchés
Réussir son mémoire technique : méthode, grille de notation, erreurs à éviter et checklist du dossier. Le condensé qui fait la différence, en PDF.
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